Pensamiento

Un film  de Fred Baillif écrit avec Fabrice Melquiot

PITCH


Quand cette famille, surnommée « La Tribu » décide de partir pour un an en voyage autour du monde, c’est pour mieux dire au revoir à leur fils Ludo qui est en pleine adolescence. Bientôt adulte, il quittera le cocon familial et son petit frère Ulysse auquel il est très attaché. Mais les rencontres et les péripéties du voyage vont bouleverser chaque membre de la famille pour disloquer la tribu. Chacun fera un bout du voyage seul et tentera de retrouver les autres pour reconstruire une tribu nouvelle en redistribuant les cartes.

FABRICE MELQUIOT ET FRED BAILLIF DYNAMITENT LA TRIBU!

"Avec nos petits outils de « fictionneurs », Frédéric Baillif et moi avons été tentés de dynamiter les dynamiteurs. De foncer dans le tas d’amour. De faire s’effondrer la cathédrale de tendresse, de passion, de fusion.

On s’est dit : conjurons. Réveillons le pire. Qu’on permette à ces quatre exemplaires de l’amour fort de vivre dans la fiction ce que la vie n’ose imaginer. La distorsion, l’implosion, la séparation, l’opposition, la trahison. Les humeurs noires, lâchées tout contre la lumière qu’ensemble ils fabriquent à loisir. 

Il nous semblait nécessaire de jouer du couteau et de la fronde, pour dessiner cette comédie piquante et poétique, affolée des doutes que nous partageons tous, quand il s’agit de s’aimer, de promettre, d’espérer. 

C’est l’histoire d’un voyage dans le monde d’une famille installée à Genève et c’est pas facile tous les jours de vivre à Genève quand on se pose un maximum de questions sur le confort et la liberté, sur la vitalité et l’inertie. 


C’est l’histoire d’amours croisées, décroisées, sous le soleil colombien, qui brille si fort qu’il éclaire ce qu’on n’aimerait continuer à cacher. 

C’est l’histoire de l’enfance qu’on va quitter, qu’on a quittée, sans s’en rendre compte. 

Pensamiento, c’est une comédie qui rue dans son sujet comme une bourrique qui ne supporterait pas les tableaux trop léchés."

Fabrice Melquiot

 

Le projet présenté par...

Le réalistateur
Fred Baillif

Ces dernières années, J’ai beaucoup fréquenté la famille Landenberg. Les Béguin dans le film. J’ai réalisé mon film « Tapis Rouge » aux côtés de Fred qui y a interprété le rôle principal avec une générosité sans limite. Ce film fut un succès pour plusieurs raisons. Il a vraiment plu au public au point de recevoir des prix dans le monde entier, et m’a permis de faire mes premiers pas dans le domaine de la fiction, alors que je ne réalisais que des documentaires jusque-là. J’ai alors compris que j’avais un style à développer, une méthode de travail originale basée sur l’improvisation organisée. 



Fred est devenu un ami, et sa femme Deborah et ses enfants, Arsène et Merlin, le sont devenu aussi. Pas le choix, « la tribu » étant indissociable, les enfants de Fred et Deb nous suivaient partout lors des projections en festival aux cours desquels nos débats philosophiques m’ont personnellement beaucoup enrichi. Que ce soit à propos des accords Toltèques que Fred promeut sans relâche, des choix de vie en famille, du défi d‘être et de rester des artistes, du harcèlement sexuel contre lequel Deborah lutte avec passion sur le net, ou encore de l’école à la maison qu’Arsène et Merlin suivent avec une assiduité toute relative, les discussions furent passionnantes. Notre amitié s’est alors développée pour donner vie à un lien de confiance réciproque, duquel émerge ce projet.


Les échanges avec cette « tribu », comme elle aime se faire appeler sur son blog lors de ses périples en minibus, m’ont interpelé, enrichi et souvent interrogé. J’ai surtout été frappé par la force de vie et l’enthousiasme sans frontière de cette famille peu ordinaire. Je n’ai donc pas hésité lorsque Fred nous a demandé à Fabrice et moi de travailler sur un projet de film au tour de leur voyage.

C’est un honneur de travailler avec Fabrice Melquiot. Sa plume se met au service de ma méthode de direction d’acteur, car il a comme moi tout de suite saisi le potentiel d’un tel travail avec une famille qu’il connaît presque aussi bien que moi et dont chaque membre a une personnalité unique. Nous sommes tous deux inspirés autant par le flegme de Merlin que par l’enthousiasme exténuant de Fred, la malice d’Arsène ou l'enjouement tout sensuel de Deborah.

Nous sommes surtout fascinés par la possibilité de percer les mystères d’un cocon familial qui se veut aussi original que tendre, pour le questionner et tenter de faire avancer la réflexion sur ce que la notion de famille peut devenir alors qu’aujourd’hui, comme le travail et les transports publics, elle souffre d’une banalité mortifiante. Et si la famille Béguin pouvait nous aider à porter notre regard sur l’un des systèmes les plus anciens de notre civilisation, alors nous aurons atteint notre objectif:  raconter la crise identitaire d’une famille dans le modeste monde d’aujourd’hui.


“I LOVE THE IDEA OF CATCHING IDEAS. AND THEY’RE OUT THERE, MILLIONS AND MILLIONS OF IDEAS, AND WE DON’T KNOW THEM UNTIL THEY ENTER THE CONSCIOUS MIND. AND THEN WE KNOW THEM.“

                                                                                                                     David Lynch

Le scénariste 
Fabrice Melquiot

C’est d’abord en qualité de directeur du Théâtre Am Stram Gram que j’ai rencontré Frédéric Landenberg, puis son épouse Deborah et leurs enfants, Arsène et Merlin. Ils ont souvent participé à des assemblées intergénérationnelles du théâtre. Fidèles, curieux. 

J’ai souvent vu Frédéric sur scène ou à l’image, comédien au jeu moiré, fin lecteur de textes, limier audacieux ; je l’ai vu habiter ses personnages avec force et intelligence.

De Deborah, je pourrais dire qu’elle mène sa vie comme Frédéric saisit les personnages qu’il joue : en inventrice, elle aime provoquer le réel, en ouvrir l’échelle ; elle ne se satisfait pas, elle interroge, elle conteste. 

Le regard qu’ensemble, ils posent sur l’éducation et ses principes a égratigné mes propres représentations. 


Arsène et Merlin ne vont plus à l’école depuis plusieurs années. Ils font « l’école à la maison ». L’école s’inscrit dans la vie, l’école naît de chaque personne qu’ils rencontrent, l’école est un peu des pays qu’ils visitent, à bord de ce camping-car sur lequel on peut lire, écrit à la peinture « La Vie est belle ».

Je crois qu’aucune famille n’est une famille comme les autres. Mais peut-être que celle que composent Frédéric, Deborah, Arsène et Merlin est une cellule résolument à part, un monde en soi, une structure dont la définition singulière ébranle la vision de qui la contemple, de qui la regarde, admiratif, dubitatif, jaloux, distant. 

Une chose est sûre : ils ne prennent pas les choses telles qu’on les leur mâche. 

Une chose encore : ils ne font pas semblant de s’aimer.

Alors, avec nos petits outils de « fictionneurs », Frédéric Baillif et moi avons été tentés de dynamiter les dynamiteurs. De foncer dans le tas d’amour. De faire s’effondrer la cathédrale de tendresse, de passion, de fusion.



On s’est dit : conjurons. Réveillons le pire. Qu’on permette à ces quatre exemplaires de l’amour fort de vivre dans la fiction ce que la vie n’ose imaginer. La distorsion, l’implosion, la séparation, l’opposition, la trahison. Les humeurs noires, lâchées tout contre la lumière qu’ensemble ils fabriquent à loisir. 

Il nous semblait nécessaire de jouer du couteau et de la fronde, pour dessiner cette comédie piquante et poétique, affolée des doutes que nous partageons tous, quand il s’agit de s’aimer, de promettre, d’espérer. 



C’est l’histoire d’un voyage dans le monde d’une famille installée à Genève et c’est pas facile tous les jours de vivre à Genève quand on se pose un maximum de questions sur le confort et la liberté, sur la vitalité et l’inertie. 


C’est l’histoire d’amours croisées, décroisées, sous le soleil colombien, qui brille si fort qu’il éclaire ce qu’on n’aimerait continuer à cacher. 


C’est l’histoire de l’enfance qu’on va quitter, qu’on a quittée, sans s’en rendre compte. 



Pensamiento, c’est une comédie qui rue dans son sujet comme une bourrique qui ne supporterait pas les tableaux trop léchés. 

La Tribu
Deborah, Frédéric, Merlin, Arsène

C’est l’histoire…


D’une famille atypique et audacieuse composée d’un couple de comédiens et de deux adolescents, à l’âme artistes et nomades, pratiquant l’instruction en famille depuis six ans, développant une philosophie de vie et une proximité bien à eux, qui quittent leur monde ordinaire et décident de partir découvrir le monde…


D’un réalisateur à part, qui travaille sur un cinéma social et solidaire et qui s’est spécialisé dans le documentaire d’immersion, développant dans ses films un cinéma direct, qui met en lumière des personnages avant tout et qui est l’auteur notamment de « Tapis Rouge », 1erprix du Festival Tous Ecrans et « La preuve scientifique de l’existence de Dieu », avec Jean-Luc Bideau et Irène Jacob.

  


D’un auteur hors norme de pièces de théâtre, chansons, performance qui est également metteur en scène et prend la plume du scénariste pour ce projet. Il s’est souvent inspiré de ses voyages pour écrire ses œuvres qui sont parmi les plus jouées au théâtre et les plus traduites à l’étranger. Directeur du Théâtre Am Stram Gram de Genève, Centre International de Création et de Ressources pour l'Enfance et la Jeunesse, il a publié une soixantaine de pièces. Il est le lauréat d’un grand nombre de prix, notamment en 2008 du prix du jeune théâtre Béatrix Dussane-André Roussin de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre dramatique. 


C’est l’histoire…

D’un film qui est une invitation,

invitation à la rencontre avec soi, avec l’autre, une histoire d’ouverture au monde, au rêve, aux échanges et au partage. 


Depuis 6 ans, la tribu composée de Fred, Deborah, Merlin et Arsène Landenberg a fait le choix de l’instruction en famille et du voyage comme espace de rencontre et outils pédagogique principal.

L’envie de raconter en famille ce que ce type de décision familiale peut apporter est née des nombreux témoignages de gens pour qui cet exemple devenait inspirant ou allait jusqu’à insuffler sans détour un vent de liberté et de créativité dans leur propre vie. 

Ayant déjà collaboré sur le film “Tapis Rouge” avec le réalisateur Fred Baillif, Fred, le père de famille de la tribu a initié ce projet qui raconterait l’histoire d’une famille qui choisit de larguer les amarres et de partir à la découverte du monde.

Une fiction oui, mais élaborée autour des personnages réels et de leur vrai trajet de voyage. 


Fred Baillif, fort de l’expérience « Tapis Rouge » suivie de son film, « La Preuve scientifique de l’Existence de Dieu » défend ce type de cinéma qui induit un travail d’improvisation en préparation et au tournage. De Scorcèse à Abdelatif Kechiche en passant par Mike Leigh, nombreux sont les réalisateurs qui, comme lui, prônent la richesse du travail en improvisation et/ou avec des comédiens naturels,

voire même sans scénario. 

Cette démarche n’est pas traditionnelle mais elle offre des possibilités fascinantes et elle permet d’entrer en contact direct et intense avec la réalité des personnages, celle de la famille et celle des habitants des continents traversés qui deviendront

partenaires et acteurs du film.


Si dans cette option de travail, les acteurs sont également co-auteurs des situations par les improvisations et permettent à leur réalité de construire l’histoire, ils doivent être parfois ignorants et vierges par rapport aux situations qu’ils traversent afin de garder leur spontanéité. Ainsi, il arrive que l’un des personnages principaux soit au courant d’un revirement de situation, alors que les autres ne connaissent pas la suite de l’histoire. 


C’est dans cette optique que l’auteur dramatique, Fabrice Melquiot rejoint l’équipe. Il sera avec Fred Baillilf, l’auteur de l’histoire et le gardien des secrets narratifs distillés et révélés petit à petit aux personnages et acteurs au fil de leur propre histoire et participera activement à l’écriture de cette forme bien particulière. Il s’agira pour lui d’en trouver la structure, le squelette, mais de laisser la place à la spontanéité des reactions et des rencontres qui étofferont le récit. 


Durant toute l’année 2020, la tribu Landenberg sera en route à travers le monde et une équipe de tournage légère (chef opérateur / cadreur, ingénieur.e du son, assistant.e et réalisateur)les rejoindra à des moments clés pour tourner avec un matériel léger qui permettra une grande liberté de mouvements et une rapidité d’exécution afin de mettre bout à bout les éléments qui formeront ce scénario inspirant et ouvrira les possibles des spectateurs. 

 

« Dans l’écriture, j’ai le sentiment de trouver une intensité de vécu, de vie joyeuse qui brûle un peu, une intensité de vie qui pourrait avoir du talent, peut-être plus souvent que la vie elle-même. »      

Fabrice Melquiot

 

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